Logo AntikCostumeAntikCostume

Costumes, uniformes et accessoires pour la reconstitution historique et la collection

Découvrez EmpireCostume.com : notre site consacré à l'Empire

Javascript n'est pas activé !
Vous devez l'activer pour passer commande.

Recharger la page


Portugal - Ordre de Saint Jacques de l'Épée/Santiago. - Copie uniface

  1. Opération -20%

    20,00 €

    au lieu de 25,00 €

    En stock, expédié sous 24 à 72h

    Commander

Petite médaille 50 X 23 mm, petit prix!
L'ordre de Santiago (Saint-Jacques de l'Épée) est un ordre militaire et religieux catholique.
À l'époque moderne l'ordre fut transformé en un moyen de récompenser les fidèles du souverain d'Espagne.
Ainsi Diego Vélasquez était chevalier de Santiago.
Au XIXe siècle, les biens de l'ordre furent réunis à la couronne et l'ordre transformé en simple ordre honorifique.
Il est encore aujourd'hui décerné par le roi d'Espagne qui en est le grand maître.

La branche portugaise de l’ordre fut sécularisée en 1789 par la reine Maria. Il est aujourd’hui conservé par la république comme ordre de mérite dans les domaines des sciences, de la littérature et des arts.





Le 1er août 1170, Ferdinand II de León et de Galice (1137-roi 1157-1188), confie la protection de Cáceres, en Estremadura, tout juste reprise aux musulmans, à Pedro Fernández (es), (premier maître de l’ordre - 1170-1184), et à ses douze frères d'arme qui l'ont aidé à prendre la ville. Désireux de fonder un ordre de chevalerie sur le modèle de ceux créés en Terre sainte, Pedro Fernández conclut en mai 1170, en présence du roi et des archevêques de Tolède et de Saint-Jacques-de-Compostelle, un accord avec le prieur du monastère de Santa Maria de Loyo. À la différence, néanmoins, des Ordres du Temple et de l'Hôpital, l'Ordre de Cáceres (il est appelé ainsi dans un document de décembre 1170) a pour seul objectif la lutte contre les infidèles et la défense de la Chrétienté. Il n'inclut à aucun moment la protection des pèlerins dans ses statuts, bien que de nombreux historiens aient voulu leur attribuer les mêmes buts que ceux des ordres de Terre Sainte.

Au début de 1171, devant les menaces de l'armée musulmane, Ferdinand Il convoque à León le maître de la nouvelle milice pour préparer le regroupement de ses forces. À cette occasion, le 12 février 1171, l'archevêque de Compostelle, Pedro Gudesteiz, remet solennellement à Pedro Fernàndez la bannière d'étoffe rouge figurant en son centre le Fils du tonnerre, brandissant l'épée d'une main, tenant de l'autre la croix et les rênes de sa monture blanche. C'est désormais sous le nom de saint Jacques, patron et défenseur de l'Espagne chrétienne, que serviront les Frères de Cáceres, devenus Caballeros de la Espada, « Chevaliers de l'Épée » en souvenir de l'épée brandie par l'apôtre et constituant la « Milice du Christ et de saint Jacques » face aux soldats de Mahomet. Il se place ainsi sous le patronage de saint Jacques le Majeur.

L'archevêque devint frère honoraire de l'Ordre, éleva son Maître la dignité de chanoine honoraire de Saint-Jacques, et consacra les frères « vassaux et chevaliers de Saint Jacques l'Apôtre pour combattre sous sa bannière pour l'honneur de l'Église et la propagation de la Foi ». Il leur promit son appui : il les aiderait de ses conseils et leur fournirait armes, troupes et subsides. Pour leur part, les frères s'engageaient à défendre Albuquerque, possession de l'archevêché compostellan en Estrémadure.

Pedro Fernández donne rapidement à l'ordre une envergure internationale en acquérant des biens au Portugal, en Castille, en Aragon, en France, en Italie et en Terre Sainte. L'Ordre calque son organisation sur son implantation : sous l'autorité d'un maître, des grands commandeurs dirigent les cinq régions ou, royaumes de l'ordre : León, Castille, Aragon, Gascogne et Portugal (en 1290). Le « royaume » du Portugal se rend autonome en 1316.

Après avoir perdu leur siège de Cáceres, reprise par lezs musulmans en 1173, et s'être brouillé avec Ferdinand II de León, les chevaliers décident de gagner la Castille, où Alphonse VIII le Noble (1155-roi 1158-1214), entouré du maître de l'ordre de Calatrava et du prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les accueille avec tous les honneurs. En janvier 1174, le monarque castillan leur remet la ville et la forteresse d'Uclés, jusqu'alors tenues par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Reconnaissance de l'ordre par le pape

L'année suivante, Pedro Fernàndez se rend à Rome auprès du pape Alexandre III, (1105-pape 1159-1181), qui ratifie, le 5 juillet 1175, la bulle d'approbation de l'ordre religieux et militaire de Santiago. En 1176, quelques chevaliers revinrent dans le royaume de León et s'établirent dans le couvent San Marcos, sur un terrain situé près du pont sur la Bernesga, où existaient, depuis 1151, une église et un hôpital pour pèlerins. Ils fondèrent également l'hôpital de las Tiendas, à la frontière de Castille. Le nombre de chevaliers était alors 400 et ils pouvaient rassembler plus de 1000 lances.

Les rois de Castille après la Bataille de Las Navas de Tolosa (1212), à laquelle les chevaliers ont participé, leur ont accordé des privilèges qui ont permis à l'ordre de repeupler des régions étendues d'Andalousie et de Murcie. Le château de Segura de la Sierra, reconquis par Alphonse VIII en 1214, leur est confié : ils y installent leur commanderie pour le royaume de Jaén. C'est de cette forteresse qu'ils mèneront leurs opérations militaires dans la région.

Au XVIe siècle, l'Ordre possédait une centaine de commanderies, dont trois étaient réservés aux Grands Commandants, autant de châteaux, une trentaine de couvents, 26 hôpitaux, 240 églises, 5 hôpitaux, 178 villes et villages, et 1 université à Salamanque.

Le 2 janvier 1492, jour de la reddition de l’émir Boabdil, la bannière de l'ordre flottera sur la plus haute tour de l’Alhambra à Grenade. (Muhammad XI, Grenade 1452- émir 1482-1492 - Fès 1528.)

haut de page